Psychologue TCC - Thérapies cognitivo-comportementales

Les thérapies comportementales

Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) sont des thérapies dites "brèves". Elles visent à modifier les idées négatives et les comportements inadaptés, en les remplaçant par des pensées et des réactions plus conformes à la réalité. Ces thérapies visent donc directement les symptômes, en cherchant à les effacer ou à les amoindrir.

 

Elles sont principalement utilisées dans le traitement de l'anxiété et de la dépression, mais aussi dans d'autres problématiques comme les troubles du comportement alimentaire ou les troubles du sommeil. Elles sont utilisées aussi bien avec les adultes que les enfants.

 

Ce genre de thérapies sert pour le patient à identifier et à mieux comprendre ses "schémas négatifs de pensée" qui peuvent être source de souffrance et de détresse psychique, pour pouvoir ensuite les modifier. La première consultation permet de situer le trouble à traiter, la méthode utilisée, en fonction de la personne et de ses symptômes. Ensuite, le clinicien proposera des exercices à effectuer pendant et entre les séances (tâches à effectuer, imagination, mise en situation...). Et tout au long de la thérapie, le clinicien s'attellera à évaluer les effets produits par le travail accompli.

 

Les TCC font partie de ce que l'on appelle les thérapies brèves, puisqu'en général elles se déroulent sur des périodes qui vont de plusieurs semaines à quelques mois, rarement plus (à raison d'une séance par semaine).

Des avantages, mais un certain nombre d'inconvénients...

Les TCC présentent donc l'avantage d'être "efficaces" sur des périodes de temps relativement courtes. Efficacité ici signifie modification ou effacement des symptômes. Elles présentent aussi l'argument d'avoir été validées scientifiquement : on peut en effet chiffrer et quantifier l'efficacité de tel ou tel protocole en observant à la fin de X thérapies combien de patients n'ont plus de symptômes.

 

Cependant, elles présentent un certain nombre d'inconvénients. Tout d'abord, elles ne prennent pas en compte le patient dans sa globalité, mais s'occupent de traiter un problème bien précis, de manière isolée. Ces thérapies ne prennent pas non plus en compte l'histoire du patient ; il s'agit dans les premiers entretiens de survoler les faits marquants (traumatismes potentiels par exemple), mais sans rentrer dans les détails.

 

Enfin, le plus grand problème à mon avis réside dans l'idée que le courant de pensée cognitivo-comportemental considère les symptômes comme des "troubles", néfastes pour le patient, en mettant de côté l'idée que tout symptôme est une production subjective, très personnelle, qui a un sens au regard de l'histoire du patient.

 

Il est évident que tout symptôme produit une souffrance (physique ou psychique). Mais si l'on prend le temps d'écouter le patient et son histoire, il apparait bien vite que le symptôme est lui même signe d'une souffrance existante en amont : il a du sens parce qu'il est toujours utile ! Un exemple très simple : un patient perd sa femme, et sombre dans l'alcool. Faut-il supprimer le symptôme que constitue une consommation d'alcool excessive sans prendre en compte et soigner la souffrance engendrée par le deuil ? La réponse semble plutôt évidente.

 

Les thérapies cognitivo-comportementales ont de beaux jours devant elles, puisqu'elles répondent à une exigence très actuelle : il faut gagner du temps, et économiser de l'argent. Mais à quel prix ?

Quoiqu'en puissent dire les psychologues, seuls les patients sont juges de ces méthodes, puisqu'elles s'adressent à eux. Il est tout à fait certain que de nombreux patients préfèrent régler vite le problème qu'ils rencontrent, sans s'intéresser à leur psychisme et à leur histoire : et c'est leur choix !

 

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