Les addictions

Une addiction envahissante constitue un bon motif pour commencer une psychothérapie : en effet, on part du principe que le comportement ou le produit, même s'il est problématique, constitue en lui même une tentative de solution trouvée par l'individu. Il y a en deçà de l'addiction une souffrance, qui n'est toutefois pas nécessairement pensable pour la personne "addict".

 

La liste des addictions existantes serait fastidieuse voire impossible à effectuer. Toutefois, il est important de faire la distinction entre les addictions aux produits et les addictions dites comportementales.

À propos des dépendances (qui concernent les addictions aux produits) ; et plus précisément le syndrôme de dépendance, la définition suivante en est proposée par l'OMS :  

  • "Un ensemble de phénomènes comportementaux, cognitifs et physiologiques dans lesquels l’utilisation d’une substance psychoactive spécifique ou d’une catégorie de substances entraîne un désinvestissement progressif des autres activités."

Cette définition proposée est avant tout une définition médicale : en effet, dans cette logique, il faudrait qu'une substance psychoactive (comme l'alcool, la cocaïne, ou le cannabis) vienne empiéter sur le fonctionnement "normal" de l'individu en question. Or, en réalité ce n'est pas toujours le cas. Certaines personnes maintiennent un fonctionnement satisfaisant pour elles mêmes, qui ne laisse rien transparaitre à leur entourage... Jusqu'à un certain point. Car aussitôt que la solution apportée par le produit (effet relaxant, empêchant de penser, ou stimulant) ne suffit plus, ou que l'addiction au produit devient trop problématique (effets secondaires médicaux, problèmes d'argent), la souffrance fait surface. Cette dernière s'avère en général même plus forte, puisqu'en plus des problèmes qui ont amené à l'addiction il y a le problème de l'addiction en lui même.

 

Les addictions comportementales peuvent être tout aussi problématiques. Il peut s'agir du travail, du sport, de la masturbation, du ménage... en réalité, toute activité ou tout comportement est susceptible de tomber dans le "trop" à un certain moment. Cette forme d'addiction comporte un caractère plus "sournois" que les addictions aux produits : d'abord parce que d'une part les risques médicaux à court terme ne sont pas les mêmes, et surtout parce que d'autre part certains de ces comportements peuvent être valorisés par la société. Il est dit partout qu'il faut faire du sport, les employeurs poussent à travailler toujours plus, etc. etc.

 

Quand faut il alors s'inquiéter ? Lorsque le comportement ou le produit a des conséquences déplorables sur la vie de l'individu ; il peut être alors judicieux de consulter un psychologue, afin de comprendre les enjeux derrière cette addiction, et d'apaiser la souffrance qui la sous-tend.

 

 

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